ET UE PRUSSE.
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que la garnison napolitaine qui devait être envoyéen’était pas assez nombreuse pour maintenir l’in-dépendance de l’île, le gouvernement français of-frait de remettre la garde des forts à la Russie, àl’Autriche et à la Prusse. Loin d’apprécier cettecondescendance de la République française, lecabinet de Saint-James fit présenter, le 10 mai1803, par le lord Whitworth, un nouvel ultima-tum, encore accompagné d’une demande de pas-se-ports, sous le délai de trente-six heures. L’An-gleterre ajoutait aux demandes déjà faites, cellede l’évacuation du territoire helvétique par lestroupes françaises ; elle exigeait de plus un dé-dommagement pour le roi de Sardaigne, en raisondes pertes que ce prince avait éprouvées pen-dant la guerre. Ces propositions absurdes ôtèrentau premier consul tout espoir d’accommodement,et sur-le-champ il envoya l’ordre au général An-dréossi de quitter Londres dans les vingt-quatreheures.
Lord Whitworth demanda aussitôt ses passe-ports, et le 1 7 mai un embargo fut mis sur les bâ-
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