ET DE PRUSSE.
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« Que cependant le cabinet britannique s’estpermis, dans cette négociation, des formes inso-lites, des allégations fausses, des demandes in-justes , et même des actes hostiles ; que la paixqu’on laisse à la France doit être achetée par l’in-fraction d’un traité solennel, par une injure en-vers ses alliés ;
« Arrête que le vœu suivant sera porté au gou-vernement par le tribunat en corps :
« Le tribunat émet le vœu qu’il soit pris àl’instant les mesures les plus énergiques, afin defaire respecter la foi des traités et la dignité dupeuple français.
« Le présent vœu sera communiqué au sénatet au corps législatif par un message. »
Ce vœu fut adopté, à l’unanimité, par ces deuxchambres, et les trois chambres législatives en-voyèrent, le 25 mai, leurs députations au châteaudes Tuileries, pour communiquer au premierconsul l’assentiment de la France à toutes lesmesures qu’ilj ugerait convenable de prendre pourfaire face de la manière la plus vigoureuse à une