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campagnes d’allemagne
leur traité. La France en rougit pour cette na-tion, et s’honora de la franche et loyale crédulitéde la République.
Tandis que les hostilités précédaient la guerre,on était à Paris dans la ferme croyance que lesnégociations se poursuivaient avec chaleur, etl’on croyait même qu’elles prenaient une tour-nure satisfaisante, lorsqu’une dépêche télégra-phique du préfet maritime de Brest instruisit leGouvernement de la prise que les Anglais ve-naient de faire de deux de nos vaisseaux qui setrouvaient dans le port d’Audierne.
Le lougre l’Affronteur , de quatorze canonsde huit et de quatre-vingts hommes d’équipage ,fut chassé, le 18 mai 1803, dans les environs deBrest, par la frégate anglaise la Doris, qui lejoignit. Malgré son infériorité, le lieutenant devaisseau Dutoya, qui commandait ce lougre, dé-cidé à soutenir l’honneur du pavillon français, fitun feu très-vif sur la frégate', qui riposta contrelui de toute son ^artillerie. Après une bordéequ’il lâcha à bout portant, le commandant fran-