ET DE PRUSSE.
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çais voulut tenter l’abordage, mais il périt vic-time de son intrépidité ; huit hommes furenttués à ses côtés, quatorze restèrent blessés, et lelougre se vit enfin forcé de se rendre. L’hono-rable résistance de ce brave lieutenant présageaitles succès les plus glorieux à la marine française,et fit naître le plus vif enthousiasme parmi lesmarins de tout grade.
Les Anglais agirent de la même manière surtoutes les mers et dans les autres parties du globe,avant qu’on eût le temps de faire connaître quela guerre était déclarée.
Ceux de nos vaisseaux qui se trouvaient alorsaux Antilles furent attaqués de même, et cettesurprise inique donna lieu à des combats qui fu-rent tous glorieux pour la marine française.
On ne peut s’empêcher de citer encore ici lemérite et la bravoure dont le chef de divisionWillaumez fit preuve dans l’une de ces périlleusescirconstances. Cet officier supérieur venait decommander les forces navales formant la stationdu sud de Saint-Domingue. Après avoir excité