ET DE PRUSSE.
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Stolzenau, de le passer sur ce point, et d’inter-cepter toute communication de l’armée ennemieavec la capitale de l’électorat.
Le feld-maréchal Walmoden n’était pas sanstalens militaires ; il s’était distingué dans les cam-pagnes précédentes ; le nombre de ses troupessurpassait les nôtres de beaucoup, surtout encavalerie. En position sur le Weser, il lui étaitfacile de se retirer derrière ce fleuve en cas dedéfaite. Il résolut d’accepter le combat; mais lesEtats de Hanovre lui représentèrent combien lepays aurait à souffrir s’il était destiné à subirune occupation forcée, et cette juste sollicitudele décida à tenter un accommodement. Il entraen pourparlers avec le général français. Les né-gociations s’entamèrent; il en résulta d’abordune suspension d’armes, et, après une discussionqui fut assez longue, les chargés de pouvoirs dufeld-maréchal hanovrien signèrent au quartier-général de Sublingen, le 3 juin 1803 , une con-vention qui mettait les Français en possessiond’une grande partie de l’électorat d’Hanovre, et