ET DE PRUSSE.
39
qui se trouvaient sur le Weser et à son embou-chure.
Tout le parc d’artillerie hanovrienne, qui secomposait de quarante bouches à feu de cam-pagne et de deux cents caissons bien attelés, futremis au général Dulauloy, commandant del’artillerie.
La réunion d’une armée ennemie au delà del’Elbe, qui, malgré la foi jurée, était à portéede troubler d’un moment à l’autre la tranquillepossession de l’électorat, ne convint nullement àNapoléon. Déjà éclairé par l’expérience, il nevoulut point ratifier la convention de Sublingenavant qu’elle ne fût revêtue de l’adhésion for-melle du roi d’Angleterre. M. de Talleyrand futchargé de la transmettre à lord Hawkesbury, etde l’inviter à la faire approuver par Sa Majestébritannique, en lui déclarant de plus que l’inten-tion expresse du premier consul était que l’arméehanovrienne fût échangée d’abord contre tous lesmatelots ou soldats français qui pouvaient être ouse trouver par la suite prisonniers des Anglais.