ET DE PRUSSE.
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Il s’y éleva une discussion très vive, qui fut exci-tée d’un côté par quelques braves Hanovriensqui voulaient périr plutôt que de rendre leursarmes, et de l’autre par les sages avis de plu-sieurs vieillards expérimentés qui firent des re-présentations très justes. Enfin, après une séanceassez longue, appuyé de l’assentiment général,le feld-maréchal Walmoden fit demander, en ré-ponse à la sommation qu’il venait de recevoir,une entrevue avec le général Mortier, auprès du-quel il avait intention de se rendre ; mais, enraison de l’âge de ce respectable adversaire et dela position pénible dans laquelle il se trouvait, legénéral français crut devoir le prévenir : ilmonta dans une barque qui était devant Alsen-burg, accompagné du généralEblé, commandantl’artillerie, du chef de l’état-major général, et ducolonel de génie Morio. Ils étaient à peine au mi-lieu du fleuve, qu’ils reçurent le feu d’une bat-terie ennemie •, deux boulets atteignirent le ba-teau qui portait le général Mortier. Cette batterieétait placée sur la rive droite ; l’officier qui la