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CAMPAGNES n’ALLEMAGNF,
commandait avait reçu l’ordre de tirer sur lesembarcations de la rive gauche qui tenteraient depasser le fleuve. On n’avait pas eu la précautionde le prévenir, et cette imprévoyance faillit mettreles deux armées aux prises ; heureusement per-sonne ne fut blessé, et un aide-de-camp du feld-maréchal, qui était près de la batterie, fit aussi-tôt cesser le feu.
Ne connaissant pas la cause de cette impru-dente agression, le général Mortier se crut obligéde regagner la rive gauche ; mais il fut bientôtrejoint par le feld-maréchal, qui, suivi de plu-sieurs généraux et de quelques officiers, se hâtade lui expliquer ce malentendu. Arrivés auquartier-général français, les deux généraux enchef signèrent, le 4 juillet, une capitulation parlaquelle il fut stipulé que l’armée hanovrienneposerait les armes, et qu’elle les remettrait avectoute son artillerie à l’armée française ; qu’elleserait dissoute, repasserait l’Elbe, et se retireraitdans ses foyers, en s’engageant à ne point porterles armes contre la France ni contre ses alliés.