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CAMPAGNES ^ALLEMAGNE
Napoléon ne se montra pas moins jaloux d’en-courager les lettres et les beaux-arts. Maître dugouvernement par le consulat à vie, il s’était em-pressé cl’atlirer à lui les savans, les littérateurs ,les peintres, les statuaires , enfin les artistes detout genre ; il les accueillit plus que jamais, lescombla de faveurs, et l’on peut dire à sa louangequ’il se montra toujours leur plus zélé protecteur.
Tant d’actes, précurseurs de la gloire et de laprospérité de la nation française, détournaientde l’esprit de la multitude toutes les arrières-pen-sées qui auraient pu traverser les projets du futurempereur ; prête à soutenir une guerre dontla réussite pouvait être douteuse, la France nes’était jamais montrée plus tranquille, et leshommes clairvoyans, qui auraient pu troublercette sécurité, se virent contraints de garder lesilence.
Sur tous les points de la République agrandie,les impositions furent payées avec la plus scru-puleuse exactitude; et d’après le budget de 1802,quoique les dépenses publiques se fussent élevées