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86 CAMPAGNES d’aLLEMAGNE
d’Italie, où il avait été prendre possession d’unnouveau trône, élevé sur les ruines d’une autrerépublique, fut de faire sonder pour la dernièrefois les intentions secrètes du souverain de l’Au-triche, dont il croyait avoir quelque raison de seméfier. A cette époque le cabinet de Vienne s’em-pressa de donner à celui de Saint-Cloud l’assu-rance que le monarque autrichien n’aspirait qu’aumaintien de la paix, et que ce prince en avaitfourni la plus grande preuve en n’apportant au-cun obstacle à l’érection de la république ita-lienne en royaume , quoiqu’une couronne deplus sur la tête du souverain de la France dûtexciter la jalousie et éveiller les soupçons desautres potentats de l’Europe. Ayant déjà acquisla certitude des préparatifs hostiles qui se fai-saient en Autriche, Napoléon ne pouvait se fierà un tel langage : trop de récens souvenirs dé-posaient de la mauvaise foi du cabinet de Vienne,habitué à se jouer des traités; mais l’empereurespérait avoir assez de temps pour augmenter, etrendre plus désastreuse encore pour le commerce