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88 CAMPAGNES d’aLLEMACNE
cune proposition ne serait entendue, et qu’au-cune négociation ne pourrait avoir lieu avant quela Bavière eût été évacuée par les troupes autri-chiennes , et qu’elles lussent rentrées sur leurterritoire.
L’ambassadeur autrichien , qui avait ordre deparler ouvertement, répondit que la ferme inten-tion de l’empereur son maître était de se main-tenir en Bavière et d’étendre son armée sur leLech. C’était, ajoutait-il, un faible dédommage-ment des usurpations que le souverain des Fran-çais avait faites en Italie ; il annonçait en mêmetemps que trois corps d’armée russes étaient surle point d’entrer en Allemagne, pour soutenirles justes prétentions de l’Autriche ; et que si laFrance voulait conserver la paix, il fallait qu’elleacceptât les propositions qui lui avaient été faitesprécédemment.
Cette note, qui équivalait à une formelle décla-ration de guerre, fut remise le 17 septembre ;et l’empereur, qui avait fort à propos donnél’ordre à tous les corps de la grande armée de