ET DE PRUSSE.
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quitter leurs camps et de s’avancer à marcheforcée sur le Rhin, fit connaître l’intention danslaquelle il était de marcher à la tête de ses lé-gions ; mais, pour prouver à la France qu’il n’avaitpoint provoqué cette nouvelle guerre, il chargeason ministre des relations extérieures d’exposertoutes les démarches qu’il avait faites pour con-server la paix. En conséquence , une séanceextraordinaire du Sénat fut convoquée le 23 sep-tembre, et Napoléon en fit l’ouverture par lediscours suivant :
« Sénateurs,
» Dans les circonstances présentes de l’Eu-» rope, j’éprouve le besoin de me trouver au mi-» lieu de vous, et de vous faire connaître mes» sentimens.
» Je vais quitter ma capitale pour me mettre à» la tête de l’armée, porter un prompt secours à» mes alliés, et défendre les intérêts les plus» chers de mes peuples.