ET DE PRUSSE.
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qu’il était urgent de remplacer au même momentles corps qui devaient agir au-delà du Rhin. Cedernier motif fit provoquer encore deux nouveauxsénatus-consultes : dans le premier, le sénat votala mise en activité des conscrits de 1801, 1802,1803, 1804 et 1805; par le second, tous les offi-ciers, sous-offlciers et soldats retirés eurent lafaculté de reprendre du service.
Conformément aux dispositions de l’un despremiers sénatus-consultes, les gardes nationalesdes départemens du Léman, du Jura, du Doubs,du Haut et Bas-Rhin, du Mont-Tonnerre, deRhin-et-Moselle, de la Roër, de la Lys, du Nord, duPas-de-Calais et de la Somme, furent organisées,par Napoléon, en cohortes et légions dites séden-taires , et chargées exclusivement de la défensedes places et du territoire de ces mêmes dépar-temens. Ces corps ne devaient, sous aucun pré-texte, être appelés au-delà des frontières.
Le général sénateur Aboville fut chargé del’organisation et du commandement dans les dé-partemens du Doubs, du Jura et du Léman ; le