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CAMPAGNES D ALLEMAGNE
» lité à la maison palatine est le premier de vos» devoirs.
» En bon allié de votre souverain, j’ai été» touché des marques d’amour que vous lui avez» données dans cette circonstance importante. Je» connais votre bravoure : je me flatte qu’après» notre première bataille, je pourrai dire à votre» prince et à mon peuple que vous êtes dignes» de combattre dans les rangs de la grande» armée. »
Napoléon se trouvait à la tête d’une armée decent soixante mille hommes, presque tous vieuxsoldats qui avaient illustré les armes de la Répu-blique sur tant, de champs de bataille; il étaitsuivi de ses compagnons de Lodi, d’Arcole, deMarengo, et de l’élite de ces chefs intrépidesqui avaient commencé sous lui l’apprentissagede la guerre, ou cjui, dépassés par ce jeune gé-néral dans la carrière de la gloire, reconnaissaienten lui leur maître. C’était partout la même ému-lation de zèle, de dévouement et d’admiration;enlin Napoléon s’empare du théâtre qui a manqué