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CAMPAGNES ^ALLEMAGNE
Le prince, sans être convaincu de l’absoluenécessité d’une capitulation, mais forcé de suivreles intentions de Mack, se montra décidé à accé-der aux propositions de Napoléon, demandanttoutefois que la garnison, officiers et soldats, eûtla faculté de retourner dans ses foyers. « Je pour-rais l’accorder aux officiers, répondit l’empereur ;mais, quant aux soldats, qui me garantira qu’onne les fera pas servir de nouveau ? » Cependant ilajouta, après avoir réfléchi un moment : « Ehbien ! je me fie à la parole du prince Ferdinand;s’il est dans la place, je veux lui donner unepreuve de mon estime, et je lui accorde ce quevous me demandez, dans l’espoir que la cour deVienne ne démentira point la parole d’un de sesprinces. » Le prince déclara que l’archidue Fer-dinand n’était plus dansUlm. En effet, ce prince,indigné de la lâcheté du feld maréchal autrichien,et instruit de ses projets, s’était décidé à s’ouvrir,le fer à la main, un chemin à travers les lignesdes Français ; à la tète de douze mille hommesenviron de cavalerie, il parvint à opérer sa re-