ET DE PRUSSE.
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jusqu’à sept heures du soir, au nombre de trentemille hommes , dont deux mille de cavalerie ;soixante pièces de canon et quarante drapeauxfurent remis entre les mains des troupes victo-rieuses.
L’armée française était rangée en bataille surles hauteurs de la ville. L’empereur, entouré desa garde, fit appeler les généraux autrichiens,qui étaient au nombre de seize. Il leur témoignales plus grands égards, les garda auprès de luijus-qu’à ce que les troupes eussent défilé, et leur diL:
« L’empereur votre maître me fait une guerre» injuste ; je vous le dis avec franchise, je ne sais» pourquoi je me bats ; je ne sais ce qu’on veut» de moi ; (puis leur montrant les troupes fran-» çaises rangées en bataille sur les hauteurs):» ce n’est pas dans cette seule armée que consis-» lent mes ressources : cela serait-il vrai, je ferais» bien du chemin avec cette seule armée ; mais»j’en appelle au rapport de vos soldats prison-» niers qui vont traverser la France : ils verront» quel esprit anime mon peuple, et avec quel em-
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