ET DE PRUSSE.
H7
Mack, admis à être prisonnier sur parole, ob-tint la permission de se rendre à Vienne, où lanouvelle de la capitulation avait causé une stu-peur et une consternation difficiles à décrire. Ilcrut pouvoir braver les reproches et les cris d’in-dignation qui s’élevaient de toutes parts contrelui, et se présenta pour se justifier; mais il futarrêté aux portes de la ville. L’opinion de l’Alle-magne tout entière le dénonçait comme un traitre;une commission militaire, présidée par le comtede Collorédo, satisfit à l’indignation publique, encondamnant le négociateur d’Ulin à la peine demort. En vain, Mack avait publié un mémoire,dans lequel il cherchait à jeter l’excuse de la né-cessité sur cette capitulation honteuse , en pré-tendant que la perfidie et la haine de ses ennemisavaient bouleversé tous ses plans, entravé toutesses opérations ; il alléguait aussi pour sa défensela réunion des Bavarois aux armées françaises,et l’imprudence qu’on avait commise en commen-çant les hostilités avant que tous les corps d’arméeautrichiens pussent entrer en ligne. Mais une