ET DE VRUSSE.
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Cependant un nouvel ennemi s’avançait pourvenger les revers de son allié ; c’étaient cesRusses dont l’Angleterre accusait la lenteur,et sur qui reposaient les espérances d’une for-midable coalition. C’étaient les vainqueurs deNovi, les soldats de ce Suwarow, dont l’épée avaitmis un moment en problème les destinées de laRépublique française. On vantait à juste titre lapersévérance courageuse de cette infanterie re-doutable , contre laquelle s’était plus d’une foisbrisée l’impétuosité française ; on rappelait cettehéroïque immobilité, épuisant sans reculer tousles traits de la mort, et ce courage opiniâtre s’en-sevelissant dans des retranchemens devenus sontombeau. Un tel ennemi promettait au soldatfrançais des combats et des dangers, et il pouvaitespérer alors qu’il se servirait en fia de ses baïon-nettes.
Les premières colonnes de l’armée russe arri-vaient sur la rive droite de l’Inn, et les débris del’armée autrichienne, qui s’étaient retirés sur cepoint, se réunissaient à elles. Napoléon, qui ne