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CAMPAGNES d’ALLEMAGNE
opérations, et se vanta de donner très prochaine-ment une leçon aux Français , ajoutant encorequ’il était plus difficile de battre les Russes queles Autrichiens. Il s’occupa aussitôt de rallier surl’Inn les débris de l’arnfte autrichienne.
S’étant pourtant convaincu, après avoir étudiéla défense de l’Inn , qu’il ne pourrait pas tenircelte ligne contre les forces considérables deNapoléon, il donna ordre aux troupes qui s’ytrouvaient de se retirer lentement à l’apparitiondes colonnes françaises, et manœuvra ensuitecomme s’il eût eu l’intention de se fortifier surl’Ens, dernière barrière de l’Autriche , qui, dèsqu’elle était franchie, ouvrait au vainqueur lesportes de la capitale. Par ce mouvement, le gé-néral Kutusow réunissait à la fois l’avantage deconcentrer ces troupes, et de les reposer jusqu’àl’arrivée de ses dernières colonnes, et du secondcorps d’armée que le général Buxhowden ame-nait à marches forcées.
Napoléon, pénétrant déjà une partie des inten-tions du général russe, sentit toute l’importance