ET DE PRUSSE.
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à la tèle de cette colonne, n’avait pas eu lieu desoupçonner qu’un corps considérable de l’arméeennemie marchait devant lui.
Ce corps était commandé par le quartier-maîtregénéral autrichien Schmidt ; il avait traversé leDanube, le 9 novembre, sur le pont de Stein;et, ayant été informé qu’une colonne de troupesfrançaises s’avançait sur Diernstein, il avait or-donné qu’on la laissât s’enfoncer dans le bassinde celte ville, où il espérait la faire capituler.
Tous les rapports des habitans de Diernstein,où le maréchal Mortier était arrivé le 10, se con-tredisaient ; et les reconnaissances qu’il avait en-voyées en avant ne signalaient que quelquespostes assez faibles, sur une hauteur, à droite,en avant de Stein. Quoique ces postes ne prou-vassent pas que l’ennemi ne fût en force au delàde Krems, le maréchal ne crut pas devoir quitterla position qu’il venait de prendre.
Cette division, qui était bivaquée dans le bas-sin , en avant de Diernstein, fut attaquée, le 11 àla pointe du jour, par une masse énorme d’Aus-