ET DE PRUSSE.
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Le maréchal Mortier, dont la présence et lecourage n’avaient pas peu contribué à électriserses troupes, avait envoyé demander des renfortsau général Dupont, qui marchait à une journéede distance ; mais, malgré toute la diligence pos-sible , ce général, qui lui-même avait eu un enga-gement sérieux avec l’ennemi, ne joignit le maré-chal qu’après l’affaire brillante dont nous venonsde rendre compte.
Murat n’était plus qu’a quatre lieues devienne.Cette ville étant entièrement évacuée par les trou-pes ennemies : le général Sébastiani y entraavec sa brigade le 14 novembre, jour où la capi-tulation fut signée. Il fut bientôt suivi du princeMurat, qui fit occuper les principaux postes, etplaça des réserves sur les places publiques. Ce-pendant, cette conquête, tout en flattant l’orgueildes vainqueurs, ne termine pas la guerre. Le sou-verain de l’Autriche a quitté sa capitale ; il l’aabandonnée parce qu’il n’a pu la défendre, maisil lui reste encore des soldats, et les arméesrusses vont bientôt opérer leur jonction ; une