ET DE l'KUSSE.
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aux avant-postes, et fit marcher le corps d’arméedu maréchal Soult sur Hollabrunn. Murat, qui,d’après les ordres de l’empereur, avait déclaré larupture de l’armistice qu’il avait provisoirementaccordé au général Bagration, commandant l’ar-rière-garde de l’armée ennemie, se mit en marchele 16 novembre, et les troupes françaises setrouvèrent, à quatre heures après midi, en avantd’Hollabrunn et du village de Guntersdorf, enprésence des Russes. L’ennemi avait pris positionau delà d’un défdé défendu par six mille hommesde ses meilleures troupes; les corps des maréchauxLannes et Soult se trouvaient réunis à celui duprince Murat, qui voulut attaquer à l’instantmême. Après un combat opiniâtre qui avait duréjusqu’à onze heures du soir, les Russes furentculbutés et taillés en pièces ; les Français restè-rent maîtres du champ de bataille, de dix-huitcents prisonniers, de douze pièces de canon, etd’une centaine de voitures de bagages. Le gé-néral Oudinot, déjà couvert de tant de cicatrices,fut blessé grièvement dans ce combat. Les Russes