ET DE PRUSSE.
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menl, qui s’était tant distingué au combat d’El-chingen, escalada des rochers à pic qui avaientplusieurs centaines de toises d’élévation. Lesbraves soldats qui le composaient attachèrentleurs havre-sacs sur leur tète, pour parer lesballes et les pierres qui pleuvaient sur eux detoutes les sommités. Saisissanl les pointes , lesracines, les arbustes, et enfonçant leurs baïon-nettes dans les crevasses, ils arrivèrent sur leplateau au travers d’une grêle de balles et de mi-traille partant des remparts. Le 69 e s’étant promp-tement formé, escalada les murs et s’empara dufort, où il ne trouva qu’une centaine de chasseurstyroliens. Les Autrichiens avaient évacué la place,afin de se diriger sur Inspruck. En opérant cemouvement, ils rencontrèrent la première co-lonne que le général Loison avait dirigée sur cepoint pour leur couper la retraite. Le combats’engagea; il devint opiniâtre, et la colonne fran-çaise, qui était bien inférieure en force, était surle point délivrer le passage aux ennemis. Le 69 e ,qui venait de s’emparer du fort, et qui marchait