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CAMPAGNES d’aLI.EMAGNE
narque russe , en arrivant aux avant - postesfrançais, où Napoléon s’était rendu lui-même,crut découvrir, dans la contenance des troupeset dans le sombre silence avec lequel elles tra-vaillaient aux reiranchemens, les marques cer-taines d’une terreur, dont il attribua la cause à laprésence et à la valeur indomptable des guerriersrusses.
Son langage se ressentit de ces impressions,lorsqu’il fit part au chef du gouvernement fran-çais des ridicules propositions que son maîtrel’avait chargé de faire, et que l’empereur écoulaavec le plus grand sang-froid. Cette feinte modé-ration acheva de persuader à l’envoyé d’Alexan-dre, que l’armée française allait être anéantie ; et,de retour au quartier-général russe, il ne manquapas de faire partager son espoir aux jeunes offi-ciers qui avaient une si grande influence surl’esprit du czar. Malgré les observations de quel-ques vieux généraux autrichiens qui avaient faitla guerre contre le vainqueur de l’Italie, toutela jeunesse russe, et presque tous les généraux