ET DE PRUSSE.
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qu’il fallût de temps pour s’avancer vers les hau-teurs de Pratzen. « Moins de vingt minutes, ré-» pondit le maréchal. Le brouillard qui couvre» encore.le fond de la vallée , où nos troupes» sont placées, et la fumée des bivacs qui s’étéi-» gnent, déroberont ce mouvement à l’ennemi.» —En ce cas, reprit l’empereur, attendons en-» core un quart d’heure. » Bernadotte avait reçul’ordre de passer le ruisseau de Jirzokowilh, etde se tenir prêt à marcher offensivement.
Napoléon, au moment où l’attaque allait com-mencer, parla en ces termes aux troupes qui l’en-touraient : « Soldats, souvenez-vous que cette» bataille doit être un combat de géants. Il faut» finir cette campagne par un coup de tonnerre» qui confonde l’orgueil de nos ennemis, et ap-» prenne enfin au monde que nous n’avons pas de» rivaux. »
En quittant l’empereur, le maréchal Soult s’é-tait porté sur le village de Kobelnitz, en arrièreduquel était placée la division Saint-Hilaire, sousles armes. Le maréchal, qui excitait en passant