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fendre l’approche. De petits partis de cavalerie,tirés d’une masse qui se trouvait auprès des étangsde Menitz, se montrèrent sur la droite ; on re-connut bientôt que ces partis appartenaient à ladivision de dragons qui avait été placée, aveccelle du général Friant, du corps du maréchalDavoust, au couvent de Raygern.
Un détachement de cavalerie se porta, d’aprèsl’ordre du général Kienmayer, sur la cavaleriefrançaise ; il fit en même temps avancer un ba-taillon sur la hauteur occupée par les tirailleursdu Pô, qui furent eux-mêmes renforcés par unbataillon de ligne.
Après avoir été repoussé deux fois de la hau-teur qu’il fallait enlever pour arriver au village,le général autrichien Sutterheim parvint cepen-dant à s’en rendre maître ; mais les tirailleurs duPô et le 3 e de ligne défendirent le village et lesvignes qui l’environnaient avec beaucoup plusd’opiniâtreté encore que la hauteur. Le généralCarneville, que le général Kienmayer avait faitavancer avec les trois bataillons qui lui restaient,
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