260
CAMPAGNES d’aLLEMAGNE
mandataire eussent surpassé ses pouvoirs, Alexan-dre désavoua son négociateur, qui fut rappelé, etl’on reconnut dans ceLte conduite la nature desengagemens qui le liaient aux intérêts du cabinetde Postdam. Napoléon s’était déjà préparé à com-battre une quatrième coalition.
Malgré les protestations que le gouvernementprussien n’avait cessé de faire renouveler par sonministre à Paris, les préparatifs de g uerre avaientété faits d’une manière si active et si peu secrète,qu’il avait été facile d’en deviner le but, et l’en-trée des troupes prussiennes en Saxe, à l’exemplede l’occupation de la Bavière en 1805, fut lesignal de celte quatrième coalition qui paraissaitd’autant plus certaine, que le journal officiel avaitannoncé en même temps la non ratification dutraité conclu avec le ministre russe.
Le mouvement de la Prusse avait égalementété le signal du rassemblement de l’armée fran-çaise ; et, le 25 septembre, Napoléon avait quittésa résidence impériale pour se rendre en Alle-magne , et le 1 er octobre il avait passé le Rhin.