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CAMPAGNES t>’ALLEMAGNE
La prise de cette position, l’une des plus avanta-geuses de l’ennemi, commença à décider l’avan-tage en faveur du corps d’armée français; et lesgénéraux prussiens auraient peut-être ordonnéla retraite, si le roi, qui n’avait pas quitté lechamp de bataille, n’eût fait avancer lui-mêmedeux divisions de la réserve qui n’avaient pointencore donné'. II les fit appuyer de tout ce qu’onput réunir de cavalerie, et mit ces troupes sousle commandement du feld-maréchal Kalkreuth,l’un des meilleurs généraux de l’armée prus-sienne. Mais les Français s’avancèrent rapide-ment sur celte réserve ; et bientôt, repoussé deposition en position, le maréchal Kalkreuth nes’arrêta que sur les hauteurs d’Eckartsberg, où,favorisé par le terrain, il espérait arrêter la pour-suite victorieuse des Français.
Après avoir donné l’ordre aux généraux Friantet Morand de marcher rapidement sur les ailesde l’ennemi, le maréchal, à la tête de la divisionGudin, la dirigea sur le plateau central d’Eckarts-berg. Cette dernière attaque allait être décisive