296
CAMPAGNES D’ALLEMAGNE
sa ligne, se porta rapidement sur Apolda. Legénéral Mollendorf tenait encore devant le cen-tre et la gauche de l’armée française, espérantse retirer plus sûrement à la faveur de la nuit ;mais apercevant le mouvement du maréchal Ber-nadotte sur Apolda, et sentant la nécessité deralentir la marche de ce corps d’armée, qui me-naçait de tourner entièrement sa gauche, il sevit obligé de détacher un corps considérable decavalerie vers la Maison-Rouge, sur la granderoute de Weimar; l’absence de cette cavalerieaffaiblissait les moyens de résistance que le gé-néral en chef prussien opposait aux progrès destroupes françaises, et laissait un champ libre àla cavalerie française, que le maréchal Muratfaisait charger à plusieurs reprises sur les carrésde l’infanterie ennemie.
Dès ce moment la victoire ne parut plus dou-teuse.
Malgré l’artillerie légère que le général prus-sien avait fait avancer, les Français débouchèrentpar Apolda même; la cavalerie ennemie, après