ET DE PRUSSE.
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le plus souffert, alla occuper Naumbourg etFreybourg, pour y prendre un jour de repos.
Erfurt, qui était une des places d’armes desPrussiens, et où se trouvaient des magasins con-sidérables , fut investi le 15 octobre à midi, etouvrit ses portes à onze heures du soir aux Fran-çais , en vertu d’une capitulation par laquelle lestroupes prussiennes eurent la faculté de sortirde la ville avec tous les honneurs de la guerre.
Le général Blucher, à la tête d’un corps desix mille chevaux, voulant traverser Weissensée,trouva le village occupé par la division de dra-gons commandée par le général Klein. Ne vou-lant pas risquer un engagement, il affirma, surson honneur, au général français, que l’arméeprussienne venait d’obtenir un armistice de Na-poléon. Ne croyant pas qu’un officier osât enga-ger faussement sa parole, le général Klein lelaissa passer.
Le maréchal Kalkreulh, qui ramenait dix àdouze mille hommes, voulut tromper par lemême subterfuge le maréchal Soult,, qui mar-