ET DE TRUSSE.
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ce corps formait la' droite de la ligne française.
Celui du maréchal Ney, à la gauche, passaitla Vistule à Thorn, chassant devant lui les débrisde l’armée prussienne, joints au corps russecommandé par Tolstoï. C’était la droite de l’ar-mée d’Alexandre, vingt mille hommes environ,qui attendaient de grands renforts, venant de laLivonie.
La principale armée russe était composée descorps des généraux Bennigsen et Buxhœwden,sous le commandement en chef de Kamensky,arrivé depuis peu de jours, à marches forcées,avec des troupes nombreuses. Le premier soinde ce feld-maréchal fut de persuader à son sou-verain de renoncer au plan d’opérations précé-demment adopté ; en conséquence , le mouve-ment de retraite fut d’abord arrêté.
Les représentations et les instances de la courde Prusse ne contribuèrent pas peu à ce change-ment de détermination. En effet, Frédéric-Guil-laume n’avait refusé la ratification de l’armisticeque d’après sa Confiance dans la parole d’Àlexan-