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CAMPAGNES d’aLLEMAGNE
Ce n’étaient point, à la vérité, des promessespositives ; mais, bientôt après, à Posen, l’accueilencourageant que l’empereur fît à la députationde la noblesse, sembla justifier les espérancesqu’avait fait naître ce langage. L’élan fut général;les Polonais séduits coururent aux armes, etlevèrent de tous côtés des troupes régulières for-mées rapidement en armée nationale, sous ladirection du général Dombrowsky. Elle se gros-sit en peu de temps de tous les prisonniers prus-siens originaires des provinces polonaises ; Na-poléon la pourvut d’artillerie et de munitionsabondantes, tirées de Magdebourg, et dirigéesvers Posen, dans des embarcations chargées àla fois sur le canal de Finon, sur l’Oder et surla Wartha.
En même temps, l’empereur formait un traitéde paix et d’alliance avec l’électeur de Saxe. Ceprince, forcé par la Prusse et l’Angleterre d’en-trer dans la quatrième coalition, avait dû joindreses troupes à celles qui venaient de combattreles Français à Iéna; mais, le lendemain de la