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CAMPAGNES d’aLEEMAGNE
la gauche, le général Tolstoï, et le forçait dese jeter dans un bois après une perte considéra-ble , tandis que Bessières engageait un combattrès brillant de cavalerie, en avant du village deBiézun. Cette position était importante ; l’ennemientreprit de la défendre avec des forces supé-rieures, mais il fut contraint de l’abandonner,en laissant au pouvoir des Français cinq centsprisonniers, cinq pièces de canon et deux éten-dards. Toutefois, il ne se retirait qu’en dispu-tant, pied à pied, le terrain dans la directionde Nasielks ; ce dernier poste enfin enlevé parles généraux Rapp et Lemarrois, les Russes de-meuraient encore maîtres des positions environ-nantes , qu’ils ne cédèrent qu’à l’attaque du gé-néral Friant, arrivé pendant le combat.
En même temps le général Nansouty culbu-tait, devant Cursomb, la cavalerie ennemie, quiavait passé l’Wkra sur ce point, et le maréchalAugereau, effectuant à son tour le passage dela rivière, mit en déroute quinze mille hommesqui tentaient de s’opposer à ce mouvement.