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CAMPAGNES d’aELEMAGNE
très supérieures, toujours repoussé, il fil retraiteen laissant des prisonniers et six canons.
De son côté, Lannes, arrivé devant Puîstukà huit heures du malin, y trouva le corps deBennigsen fortement retranché, et grossi desdivisions russes battues à Nasielsk. Le maréchalfit immédiatement ses dispositions d’attaque : enpremière ligne, la division Suchet ; et en seconde,celle du général Gazan, appuyée sur sa gauchepar la division Gudin, alors commandée par legénéral Dauthanne. L’action commença vers dixheures du matin, et se prolongea jusque dans lanuit. Les Français se distinguèrent par une bril-lante impétuosité, les Russes par la vigueur deleur défense. Les succès furent variés durantcette longue et sanglante action, vers la fin delaquelle le maréchal n’avait remporté que defaibles avantages. Bennigsen, cependant, crai-gnant d’être débordé sur sa droite, à la faveurde l’obscurité, évacua le camp et la ville, en bonordre, et se relira sur Oslrolenska.
Jamais les Russes ne s’étaient mieux montrés :