ET DE PRUSSE.
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de Lannes, malade à Varsovie, c’étail Savary quiétait à la tête de ces troupes. Soult, avec le troi-sième corps, avait son poste à Myszniec; Ney àGilgenburg, ayant sous ses ordres le sixièmecorps et la réserve de la cavalerie.
Bernadotte avait évacué Lobau , pour se por-ter sur Strasburg ; et le maréchal Lefebvre ob-servait, à Thorn , la rive gauche de la Vistule.
C’est dans cet ordre que l’armée se mit enmouvement le 1 er février, et marcha en avant.La gelée avait raffermi les chemins, et l’artille-rie manœuvrait avec fermeté. Mural poussaitdevant lui l’avant-garde ennemie ; après l’avoirculbutée, vers Villenburg, il entra le même jourdans Passenheim. Les Russes, qui s’avançaient,forts de cent vingt mille hommes environ, me-nacés d’être jetés sur la Vistule, et de se voirlà pressés de tout le poids de l’armée française ,qu’ils avaient espéré surprendre, rétrogradèrenten toute hâte. Ils coururent prendre position enarrière, leur gauche appuyée au village de Moudl*ken, sur la rivière de l’Aile; la droite vers la