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DE LA PÉNINSULE.
On encouragea par toüs les moyens les en-rôlements volontaires, et ces enrôlements ser-virent à composer des corps qui, avec les régi-ments de milice formèrent autant de pépinièresoù allait s’approvisionner l'armée. Les hommesqui avaient une fois porté les armes sentirentgraduellement diminuer leur aversion pour lavie militaire, et tel qui n’avait revêtu l’uni-forme que dans le but de protéger la paix deson pays devint en peu de temps membre del’armée régulière. Enfin la victoire de Trafalgarne laissant plus d’ennemis à combattre sur lesmers, les braves tournèrent naturellement leursvues vers le service de terre.
Telles furent les causes qui amenèrent sousles drapeaux, avec un empressement aussi vifqu’aurait pu le désirer l’administration la plusguerrière, une foule d’officiers et de soldats, eton comptait sous les étendards britanniquesau i er janvier 1808, tant en infanterie qu’encavalerie et en artillerie régulières, environtrois cent mille hommes, sans y comprendre lesétrangers mercenaires.
Il est inutile de faire l’apologie de la disci-pline qu’observa cette prodigieuse masse d’hom-mes : nos ennemis mêmes, ou tout au moinsceux qui le furent et qui entretiennent contrenous une jalousie invétérée à laquelle ils ne