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HISTOIRE DE LA GUERRE
manque, où le général prit ses quartiers d’hiveravant le milieu de novembre. Cependant la der-nière division n’était point encore arrivée, lors-qu’un courrier apporta au quartier-général l’ordrele plus pressant et le plus impératif de ne faireaucun séjour entre la Bidassoa etLisbonne. Junotne pouvait qu’obéir; et, sans avoir eu le tempsde se préparer à une pareille marche, il se miten mouvement malgré les rigueurs de la saison,sur une route où aucun dépôt de provisions n’é-tait établi, et où il était presque certain de ren-contrer une formidable opposition de la part despaysans dont la bravoure est passée en proverbeaussi bien que leur jalousie à l’arrivée des étran-gers chez eux. Dans tous les cas de sérieux ob-stacles à sa marche ne pouvaient manquer de serencontrer dans un pays de montagnes, entre-coupé de rapides rivières et d’une infinité de tor-rents. Toutefois la crainte qu’une armée anglaisene gagnât Lisbonne avant lui suffit pour luifaire trouver toutes ces difficultés de peu d’im-portance , et il arriva à Alcantara le i5 avecl’avant-garde de l’armée.
11 y trouva le général Caraffa avec son corpsd’Espagnols ; mais il fut loin d’y trouver les res-sources nécessaires pour rétablir les forces de sessoldats, épuisées par de longues marches dansun pays difficile et pendant une saison rigou-