44 HISTOIRE DE LA GUERREvers la capitale aussi rapidement que le permet-taient la saison et le mauvais état de son armée.Il avait réuni en un seul corps tous les soldatsde chaque régiment qui paraissaient en état desupporter les fatigues d’une nouvelle marche,et il fit construire de grandes barques pour trans-porter sur le fleuve ceux que les maladies et lafatigue empêchaient de marcher. Le général Ca-raffa, avec une partie du corps qu’il comman-dait, fut détaché à Thomar, afin de rassemblerdes provisions, et de tenir le pays en respect.L’artillerie de réserve et le gros bagage quiavaient été laissés en arrière durent suivrepar la route qui passe à Alcantara et Badajoz ,tandis que l’artillerie attachée aux divisions enmarche était en partie transportée par eau. Ayantterminé ces arrangements, Junot vit qu’il luiétait possible de se porter en avant avec sixou huit mille hommes et il se mit aussitôt enmarche.
Le 26 novembre, l’avant-garde, composée dequatre bataillons d’élite et d’un régiment de hus-sards espagnols, arriva à Punhete; le jour sui-vant, dans la matinée, elle traversa en bateaux leZezère; et Junot, qui se trouvait avec elle, eut, surla rive opposée, une entrevue avec JoseOliveiradeBarreto,commandant d’Aranjo. L’officier por-tugais demandait que la marche de l’armée fût