DE LA PÉNINSULE. 45
suspendue, et qu’un agent confidentiel fûtenvoyé en avant pour traiter avec les autoritésdu pays de tout ce qui était relatif à l’occupa-tion ; mais comme il fit connaître en même tempsle départ projeté de la famille royale, Junot nevoulut pas accéder à ses demandes et les trou-pes continuèrent leur route.
Les pluies avaient été si fortes que toute laplaine de Golega était inondée, et que l’avant-garde qui la traversa eut de l’eau jusqu’aux ge-noux ; le reste de l’armée évita ce nouvel incon-vénient en prenant la direction de Tori es , No-vas et Pernes. Nul obstacle n’arrêta ses progrès, etlorsqu'elle arriva à Santarem elle trouva cetteville dans le meilleur ordre possible, et dans unétat complet de prospérité : aucun habitant n’a-vait abandonné sa demeure, et tous firent unbon accueil aux envahisseurs qui exprimèrentleur reconnaissance en pillant et en dévastant laville.
Enfin, dans la mâtiné du 29 , l’avant-garde del’armée atteignit Sacarem, village situé à deuxlieues de Lisbonne ; là le général français reçutdeux députations, l’une du conseil suprême dela ville, et l’autre du commerce, qui venaient aunom de ces corporations le féliciter sur son ar-rivée , et il apprit l’embarquement et le départde la famille royale. En même temps, le lieu te-