fia
HISTOIRE DE TA GUERREgardèrent. Le général en chef Duhesme eut be-soin d’employer un peu plus de ruse à Barce-lonne. Ayant obtenu de loger ses soldats dans laville, voici le stratagème qu’il employa pour lesintroduire dans les deux châteaux, la citadelle, etle fort Mont-Jouy, qui commande la place àl’extrémité de laquelle il est situé. Le 16 février,il prétexta unerevue d’inspection, et fit assemblerdes troupes sur le glacis de la citadelle. C’étaitl’Italien Lecchi qui les commandait; les soldatsqui remplirent si adroitement leur rôle dans cetteoccasion étaient tous Italiens. La garnison esjja-gnole, le poste même qui tient aux portes de lacitadelle, ne songent plus qu’à jouir du coupd’œil : mais, pendant que leur attention est ab-sorbée par le spectacle de l’inspection, deuxcompagnies de la droite de la ligne tombentsoudainement sur la gauche, et, jetant leurshavresacs, courent en grande hâte vers le pont-levis qu’ils encombrent avant qu’on ait le tempsde le relever; le général Lecchi accompagné deson état-major entre alors dans la citadelle, encriant qu’il veut rendre une visite au gouver-neur; deux bataillons étaient déjà entrés avantmême que les Espagnols fusssent revenus deleur surprise. Le coup de main effectué, Duhesmesongea à s’emparer de Mont-Jouy par un pro-cédé quelque peu différent : il demanda hardi-