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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE,ment, au nom de Napoléon, que ce fort lui fûtlivré, menaçant le gouverneur, en cas de refus,d’une déclaration de guerre immédiate : ce der-nier fut assez timide ou assez crédule pour selaisser ébranler par une telle menace.

La place frontière la plus importante cepen-dant est Pampelune et c’est au général Darmagnacqu’échut la mission de s’en emparer. Cette place,comme celles qui étaient déjà occupées, est com-mandée par la citadelle; et bien que les troupesfrançaises fussent déjà dans la ville, le gouver-neur, vieil Espagnol plein d’honneur, prit toutesles précautions nécessaires pour qu elles ne péné-trassent pas dans le château. Il ne permit pas àplus de soixante ou soixante-dix soldats d’y entrerà la fois pour venir chercher les rations de chaquejour; et sitôt après leur entrée, il avait soin defaire lever le pont-levis. Il fallait de l’astuce poursurprendre un officier aussi prudent, mais l’es-prit de Darmagnac étant fertile en ressources, ilréussit à la fin à tromper son prévoyant antago-niste. Le général français s était logé dans unemaison située sur l’esplanade, à moitié cheminde la ville et du château. Pendant la nuit du 1 5février, il y introduisitdans le plus grand silence,et un à un, cent grenadiers bien armés et abon-damment fournis de munitions. Dans la matinéedu 16, soixante soldats de corvée, tous hommes