DE LA PÉNINSULE. 81
l’ordre fut rétabli l’infant don Francisco partitpour Bayonne, et don Antonio le suivit vingt-quatre heures après : ce dernier, avant son dé-part , exprima le désir de partager la fortune duroi son neveu, parcequ’il ne se sentait pas capa-ble de diriger des affaires aussi périlleuses quecelles dont il était chargé. Le grand-duc de Bergfut nommé à sa place membre de la junte, etfut appelé à sa présidence quelques jours aprèspar un décret du roi Charles IV.
Les nouvelles de l’insurrection de Madrid arri-
de repousser la force parla force. —Vous vpus êtes bien con-duits, je suis content de vous;j’en ai rendu compte à l’empereur.
Trois soldats se sont laissé désarmer; ils sont déclarés indignesde servir dâiîs l âi'iilëë française.
Maintenant tout est rentré dans l’ordre ; le calme est rétabli. Leshommes coupables ou égarés sont punis ou reconnaissent leurerreur. Un voile doit être tiré sur le passé ; la confiance doit re-naître.
Soldats , reprenez avec les habitants vos anciennes liaisonsd’amitié.
La conduite des troupes espagnoles mérite des éloges ; elle doitcimenter de plus en plus l’harmonie et la bonne intelligence quirégnent entre les deux armées.
Habitants de Madrid, habitants de l’Espagne, n’ayez plus d’in-quiétudes ; dissipez les alarmes que la malveillance a voulu ré-pandre; reprenez vos habitudes, le cours de vos affaires, et nevoyez dans les soldats du grand Napoléon, protecteur des Espa-gnes, que des amis et fidèles alliés.
Les habitants de toutes les classes, de tous les ordres, peuventporter à l’ordinaire leur manteau ; ils ne doivent plus être arrê-tés ni inquiétés.
i.
Joachim.
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