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HISTOIRE DE LA GUERREvèrent à Bayonne dans un moment où Napoléonparaissait vivement occupé à opérer une réconci-liation entre Ferdinand et ses père et mère. L’em-pereur Napoléon se prévalut avec joie de cettecirconstance pour précipiter l’exécution des des-seins qu’il avait formés depuis long-temps 1 . Ainsiqu’on devait s’y attendre, le nombre de ceux quiavaient péri dans la journée du 2 mai fut consi-dérablement augmenté, soit par terreur de lapart des Espagnols, soit par politique de celle desFrançais. Napoléon se garda bien de contredireces rapports exagérés, il s’en servit môme commed’un moyen pour accabler Ferdinand de malé-dictions : il l’accusa d’être la cause du carnagequi avait eu lieu 1 , et insista pour qu’il rendîtsur-le- champ à son père la couronne qu’il avaitusurpée avec tant d’impiété. Ferdinand, quid’abord avait montré quelques symptômes decourage, fléchit sous les invectives de Napoléon :non seulement il obéit à ce que ce dernier exi-geait , mais il attacha sa signature, en sa qualitéde prince des Asturies, à l’acte par lequelCharles IV, tant en son nom qu’en celui de safamille, résignait la souveraineté de l’Espagne
' C’était sans doute pour y parvenir plus vite qu il cherchait àracommoder le père et le fils.
a II ne se trompait pas ; la lettre que Ferdinand avait adressée àl’infant don Antonio en fait foi.