Band 
Tome premier.
Seite
83
JPEG-Download
 

83

DE LA PÉNINSULE,entre les mains tle l’empereur des Français. Lesautres princes en firent autant : ils abandonnè-rent leurs droits pour toujours, et déclarèrent,, dans un document qui fut rendu public, que lanation espagnole ne pouvait pas donner unepreuve plus satisfaisante de son attachement àleur race qu’en jurant obéissance au souverain,quel qu’il fût, qui serait désigné pour leur suc-céder.

Que Ferdinand ait prévu jusqu’où les chosesseraient poussées, ou qu’il se soit attendu seule-ment à être retenu quelque temps en France,c’est ce que l’on ne peut savoir; mais avant quela grande castastrophe n’éclatât il écrivit à lajunte, et envoya sa lettre par un messager fi-dèle : il y déclarait que ses actions n’étaient plus, libres, et que, dans la situation où il se trouvait,il lui devenait impossible de soutenir la dignitédu trône et de veiller aux intérêts de la nation.Il investissait la junte de pouvoirs illimités, luipermettant en même temps de s’établir par-toutoù elle le jugerait convenable, et d’exercer enson nom l’autorité souveraine. Il lui prescrivaitde convoquer les cortès dans le plus bref délaipossible, afin quelles adoptassent les mesuresque les circonstances paraîtraient exiger, et luirecommandait sur-tout de considérer comme le

signal des hostilités la translation de sa per-

6 .