HISTOIRE DE LA GUERRE
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timider ; il ordonna à ses soldats d’être plus cir-conspects , et suivit sa route, faisant couvrir latête et les flancs de sa colonne par des tirailleurs.U traversa le Guadalquivir sans opposition ; maislorsqu’il approcha d’Alcolia, où il devait le tra-verser une seconde fois, il trouva la position oc-cupée par un nombre considérable d’Espagnols.Une levée en masse avait été ordonnée, et le com-mandement en était confié au lieutenant-coloneldon Pedro Agostino de Echeverria, présidentdu conseil riiilitaire de Cordoue, institué pourréprimer la contrebande et autres délits dans laSierra-Morena. Cette multitude, soutenue partrois ou quatre mille soldats de la ligne, paraissaitdisposée à disputer vivement le passage du fleuve.
Le corps principal des Espagnols était rangé enbataille sur la rive droite, de manière à couvrirle pont qu’on avait négligé de rompre, et uneforte division composée en partie de cavalerieétait postée sur la rive gauche dans le dessein decouper les derrières de l’ennemi. Il est superflude dire que des dispositions si mal combinéesfurent inutiles, malgré les forces nombreusesqui les appuyaient. Le corps isolé vint deuxfois à la charge, et deux fois il fut repousséavec perte. Le pont et le village furent emportésavec violence ; les paysans indisciplinés se dis-persèrent dans toutes les directions. Toutefois