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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. io3

entre ses devoirs et ses intérêts cessa d’hésiter.La nouvelle de cette victoire produisit à Madridune sensation aussi profonde , quoique diffé-rente, sur les Français que sur les patriotes.Ceux-ci, qui depuis quelque temps dissimulaientleurs sentiments, les manifestèrent de nouveaupar le cri national et des actes d’insurrection,tandis que les autres, craignant que les vain-queurs ne profitassent de leurs succès pour mar-cher sur la capitale, étaient en proie aux plusvives alarmes. Joseph Napoléon était à Madriddepuis deux jours, et exerçait à peine l’autoritéroyale, quand cette triste nouvelle vint le frap-per comme un coup de foudre. Il se détermina àne compter pour le moment que sur ses propresressources, bien qu’il ne se dissimulât pas lesmaux que cette résolution devait nécessairemententraîner avec elle. Il quitta Madrid le 3 1 : il or-donna que toutes les divisions françaises éche-lonnées dans les environs le suivissent, que lesiège de Sarragosse fût levé, et l’entreprise surValence abandonnée. Il se retira enfin avec laplus vive précipitation au-delà de l’Ébre.

Le maréchal Moncey exécutait alors ses opé-rations sur Valence, où il rencontrait à peu dechose près les mêmes obstacles que Dupont avaittrouvés en Andalousie. Moncey savait bien, lors-que le 4 juin il quitta Madrid, qu’il n’accomplirait