DE LA PÉNINSULE. 107
valeur française fut inutile. Ils conservèrent néan-moins leur position, protégés par des maisonsdes faubourgs ; à la nuit ils rejoignirent leurcamp, laissant derrière eux deux mille hommestués, blessés ou prisonniers.
Les résultats de cette journée suffirent pourconvaincre le maréchal que sans une augmenta-tion de forces les tentatives qu’il hasarderaitn’auraient d’autres résultats que la perte de sonarmée. Il se décida à faire retraite ; et après avoirmanoeuvré toute la journée du 29, afin de tenirles Espagnols en suspens sur ses intentions, il semit en marche le 3 o. Il était temps qu’il adoptâtcette mesure, car des corps de paysans armés etprincipalement de troupes régulières se for-maient sur ses derrières, et ce ne fut qu après enavoir culbuté quelques uns sur les bords duXucar, et dans le voisinage d’Almanza, qu’il putentrer dans Albacette.
L’héroique défense que Sarragosse avait oppo-sée au général Lefebvre inspirait une nouvelleardeur aux amis de la liberté. Les Espagnols n’au-raient eu qu’à se féliciter des résultats de la pre-mière campagne sans la fatale défaite de Médinadel Rio Seco, qui vint détruire leurs espérances :cette défaite porta un coup terrible à leur cause,non seulement parcequ’eHe rouvrit les portes deMadrid au roi Joseph, mais parcequ’elleempêcha