DE LA PÉNINSULE. i3i
sir Arthur avec patience, et par le général portu-gais avec une opiniâtreté qu’il n’était pas faciled’expliquer; enfin ce dernier déclara qu’il neprendrait aucune part aux opérations projetées,et ce ne fut pas sans difficulté qu’il consentit àlaisser avec l’armée anglaise une brigade d’infan-terie et deux cent-cinquante chevaux. Quant aureste de sa troupe, il lui défendit de marcher.
Malgré l’étrange détermination de son allié,sir Arthur suivit sans perdre un instant l’entre-prise qu’il avait commencée. Lavictoirede Baylenet la fuite du roi Joseph de Madrid bannissaienttoute crainte du côté de l’Espagne; et il espérait,malgré l’activité des généraux français, être enétat de combattre Junot avant que Lolson n’eûtrejoint ce dernier. Dans cette persuasion sirArthur continua sa marche le 1 3 , et le 1 4 il at-j teignit Aleobaça, que l’ennemi avait évacué lanuit précédente ; le 1 5 il établit son quartier-gé-néral à Galdas.
On a vu qu’au moment où Junot reçut la nou-velle du débarquement de l’armée anglaise sestroupes étaient disséminées sur plusieurs pointsdu Portugal, afin de réprimer la révolte et demettre en état de défense les villes fortifiées quirestaient au pouvoir des Français. Les générauxLoison et Thomières entre autres avaient quittéLisbonne avec leurs divisions, le premier pour
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