,3a HISTOIRE DE LA GUERRE
pacifier l’Alentejo et secourir Elvas déjà bloquéepar les Espagnols, et le deuxième pour contenirCoïmbre et soumettre le fort Nazareth. Tho-mières fut immédiatement rappelé et ses forcesréunies à celles du général Delaborde, qui reçutl’ordre de s’avancer vers Mondego afin de sur-veiller les mouvements des Anglais , et retarderautant que possible leurs progrès. Le généralLoison fut également rappelé au moment où ilse proposait de bombarder Badajoz : Junot luiécrivit dans les termes les plus pressants d’aban-donner ses projets , et de s’avancer sans délai surAbrantès ; mais bien qu’il fît tous ses efforts , etqu’il laissât derrière lui une multitude de ma-lades et de soldats fatigués, il ne put joindreDelaborde assez à temps pour coopérer utilementà l’objet de sa mission , car ce dernier, par suitedes ordres de Junot, s’était approché de la côteavec cinq ou six mille hommes. A mesure queles Anglais avançaient, il reculait, sans toute-fois manifester de la répugnance à risquer unengagement lorque la nature du terrain le luipermettrait : l’occasion ne tarda pas à se présen-ter. C était l’arrière-garde de sa colonne qui seretirait de Caldas,la veille du jour où sir ArthurWellesley y entra ; le lendemain matin les deuxarmées furent en présence.
Une escarmouche avait eu lieu le i 5 à Obidos