144 HISTOIRE DE LA GUERREtagnes dont nous venons de parler ; les générauxFane et Anstruther avaient pris leurs positionssur la colline ou plateau élevé situé au sud-est, lepremier avec ses voltigeurs et le cinquantièmerégiment, l’autre avec sa brigade entière : ces deuxcorps étaient soutenus par une batterie de six etune clemi-batterie de neuf, qu’on leur avait en-voyées pendant la nuit. La grande route de Lou-rinlia et les hauteurs quelle traverse étaientsans défense, parceque l’eau manquant dans levoisinage, et sir Arthur ne voulant garder sespositions que jusqu’au point du jour, il ne jugeapas à propos d’y placer des troupes ; mais le vil-lage était entièrement occupé par la réserve, l’ar-tillerie, et la cavalerie.,
Le général Junot quitta sa position de Torres-Vedras le 20 , à la chute du jour; et après unemarche longue et fatigante, à travers des défilésétroits, il arriva, vers les sept heures du matin,à environ une lieue et demie des avant-postes desir Arthur. Le terrain qu’il occupait étant horsde la vue des Anglais, il forma sans être aperçuses colonnes en ordre de bataille ; ce ne fut qu’a-près qu’il eût déployé sa cavalerie devant le dé-tachement anglais qui observait la route de Lou-rinha que sir Arthur s’aperçut qu’il allait êtreattaqué. Mais comme il n’était pas homme à selaisser surprendre, il jugea à l’instant que l’at-